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Denis
Sénéchal
Diplômé
de l’Option Théâtre de St Hyacinthe en 1986, Denis
Sénéchal débute sa carrière en jouant de
petits rôles à la télé (Lance et Compte,
L’Or et le Papier, Scoop) et joue surtout au théâtre,
notamment à la Licorne, l’Opsis, Théâtre des Deux
Mondes, etc,.
Devenu papa de 4 enfants dans l’intervalle, et monoparentale de
surcroît, c’est à son rôle de parent qu’il
décide de consacrer les 15 années qui suivent, sans
toutefois délaisser totalement sa carrière.
« Lors d’une répétition d’un Shakespeare au
Théâtre Denise Pelletier, j’interprétais un berger
qui se lamentait sur sa bergerie. Quand est venu le temps de dire
ma réplique, j’ai changé « bergerie » pour
« garderie » sans m’en rendre compte. Ça a
été le signal… »
C’est vers cette époque que Denis Sénéchal se
lance dans l’écriture, qui s’avérera sa seconde
vocation. « C’est par la force des choses que je me suis
mis à écrire au début, dira-t-il, en riant.
J’étais impliqué dans plusieurs projets de
création reposant sur l’improvisation de groupe. Extra
comme processus créateur, sauf quand il y a les dead lines
à rencontrer…C’est ainsi que je me retrouvais coincé
à écrire le truc moi-même, pour être certain
d’arriver dans l’étang…pardon, je veux dire : dans les temps!
»
Il écrit donc de plus en plus, notamment en humour (pour le
magazine CROC), devient scripteur pigiste pour les Productions Samedi
de Rire, enseigne le théâtre et le stand up, participe
à 3 mises en scène, (dont Douze Hommes en Colère
et Colombe d’Anhouil) Il co-écrit par la suite et tient le
rôle principal dans « Meurtre en Coulisses » «
Série Noire en Technicolor »
et « Cotton Club ».
Depuis près de dix ans il œuvre surtout dans le milieu
corporatif, ou il travaille comme comédien, mais aussi comme
animateur, maître de cérémonie et humoriste.
Dernièrement, par exemple, il a eu le privilège
d’interpréter les personnages de Henry Birks et de Toe Blake au
Cimetière Mont Royal pour le 50e anniversaire de la Corporation
des Thanatologues du Québec. « Un gros contrat,
dit-il, l’air encore épuisé… j’étais
littéralement mort à la fin… »
Improvisation
«
Pourquoi le dire constitue sa première véritable
expérience de tournage au cinéma, si l’on exclu «
Nelligan » et « Il était une fois en Amérique
», de Sergio Leone, et dans lesquels il ne tenait que des
rôles mineurs.
« J’ai adoré mon expérience! S’empresse-t-il de
dire en parlant du long métrage d’Hélène
Duchesneau. « Hélène est une
passionnée totalement dédiée à son ouvre,
la personne la plus authentique que je connaisse et complètement
sautée du capiston! »
Quant à son personnage de macho dans le film, qu’en a-t-il
pensé?
«Que voulez-vous! Coincé entre deux
féministes survoltées, seul un macho pouvait s’en tirer
indemne et embarquer la belle blonde à la fin… It’s dirty job, but somebody’s gotta do
it! »
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