Il était important, voir essentiel, dans ma démarche que la technique soit au service de l’acteur et non le contraire. Il m’apparaît naturel de laisser de la place à l’acteur, de respecter son espace afin de lui laisser toute la liberté nécessaire à l’expression de ses émotions et de sa vérité, surtout à cause de la forme spécifique que prends ce tournage : développé principalement autour des improvisations.
C’est dans ce sens, que j'ai tenté d’explorer toutes les capacités de la Mini DV. La première qualité de ce petit outil est avant tout d’être presqu’invisible, donc discret, ce qui favorisait le côté intimiste avec les acteurs. De plus la définition de l’image est de meilleure qualité dans lesgros plans, donc discrétion et plans rapprochés, deux éléments essentiels qui permettent au réalisateur de scruter à la loupe les moments de vérité de l’acteur?
Dès le départ il y eut plusieurs rencontre et « brain storming » avec les acteurs, c’est de cette façon que j’ai élaboré le scène à scène. Puis il y eu des expérimentations avec la caméra afin de vérifier si ce que je voulais privilégier était applicable. Finalement, avant de poursuivre le tournage nous avons procédé à un transfert du numérique en 35mm, un extrait de deux minutes (disponible pour visionnement) qui fut convaincant et déterminant pour la suite du projet. |